16-12-2020 Michel Charlier

Un pavillon d’exposition ‘de seconde main’ à adapter aux normes belges

En 2015, la Belgique se dévoilait à l’Expo Universelle de Milan, dans un pavillon conçu par l’architecte Patrick Genard et BESIX. Ce pavillon provisoire débute aujourd’hui une nouvelle vie à la Citadelle de Namur. Mais il a fallu pour cela adapter sérieusement le bâtiment aux normes et au climat belges. Grâce, notamment, à Gyproc®.

Le pavillon avait été conçu afin de pouvoir être facilement démonté, transporté et reconstruit. La Régie des Bâtiments, co-propriétaire du pavillon ne souhaitant pas en disposer, le cède à BESIX (conformément à l’accord pris au début du projet) et BESIX le propose au bourgmestre de Namur. Celui-ci s’en enthousiasme car, comme l’explique Philippe Debar, architecte au Service des travaux de la capitale wallonne, « ce bâtiment de prestige, dont l’existence et l’activité vont augmenter l’attractivité de la ville, s’inscrit parfaitement dans le plan général voulant faire de Namur une Smart City dédiée au numérique. » La ville s’entend alors avec le KIKK pour la gestion quotidienne du nouveau pavillon, avec ses bureaux, espaces d’expo et salles de réception modulables, et ses deux terrasses ‘événementielles’ en toiture, le tout dédié au numérique, la ‘spécialisation’ du KIKK.

 

Débuts retardés et travail sans filet

On décide donc de remonter le pavillon sur l’esplanade de la Citadelle, ce qui ne va pas sans mal puisque l’on excave tout d’abord des terres polluées et que l’on découvre des vestiges archéologiques sous la forme d’anciennes murailles. Il était également impossible d’ouvrir simultanément sur le site tous les containers avec les éléments du pavillon de Milan. Philippe Debar : « À chaque étape de la construction, nous avons dû aviser, décider des éléments que nous gardions ou non et des adaptations et reconditionnements à réaliser. » Un exemple parmi d’autres : le plancher-dalle en OSB 30 mm sur structure métallique du rez-de-chaussée a dû être remplacé par un sol en béton, pour pouvoir supporter les engins lourds nécessaires à l’entretien ainsi que, par la suite, l’installation d’oeuvres d’art.

 

Ce travail, complexe, a dû être fait sur mesure, car il ne s’agit pas d’un bâtiment droit avec des cloisons perpendiculaires.

 

Un défi chasse l’autre

Les défis ne s’arrêtent pas là puisqu’il faut transformer un pavillon provisoire répondant aux normes italiennes (et de 2015) en un bâtiment définitif conforme à la législation et au climat belges (en 2020). « La législation ne connaît pas la notion de bâtiment ‘de seconde main’ », reconnaît Philippe Debar. « Il a donc fallu procéder à de nombreuses adaptations. Nous avons dû notamment renforcer l’isolation et l’étanchéité et revoir les normes de protection incendie. En augmentant l’isolation, nous avons épaissi les parois, ce qui a entraîné l’adaptation d’autres éléments constitutifs du pavillon. Nous avons donc dû trouver un bon équilibre entre l’idéal en matière de réglementation et l’aspect pratique. »

 

Problèmes de régularité

Autre souci : le pavillon présente très peu d’éléments aux formes standard. « Les aménagements intérieurs, comme les cloisons et les séparations diverses, étaient donc également hors normes et plus compliqués à gérer que dans un bâtiment classique. Ce travail, complexe, a dû être réalisé sur mesure », reconnaît Patrick Delperdange, directeur de BESIX Wallonie-Luxembourg. Vu le grand nombre de zones inclinées et de parois non perpendiculaires, les plaques Gyproc® utilisées pour les cloisons, (doubles) contre-cloisons et faux-plafonds ont, la plupart du temps, été découpées sur place, une par une, avant d’être posées.


Habito® et Habito® H

Pour ce projet, Gyproc® a fourni une belle quantité de plaques Habito® et Habito® H. Ces plaques de plâtre de haute qualité sont destinées à des applications dans le parachèvement à sec. Composées d’une âme de plâtre incombustible enrobée sur les deux faces d’un carton spécial particulièrement robuste, elles sont produites suivant la norme NBN EN 520 :2009. Habito® H se caractérise en outre par l’addition d’additifs hydrofuges permettant de retarder l’absorption d’eau. Les deux types de plaques sont résistantes aux chocs, durables, acoustiquement isolantes et adaptées à l’accrochage d’objets divers.
Thibaut L’Olivier est directeur général de l’entreprise de parachèvement Isotrim  : « Pour l’habillage intérieur, nous avons dû nous adapter à la structure métallique du bâtiment. La plaque Habito, très légère, permet de le faire en souplesse. Elle est aussi très résistante et il n’est pas nécessaire de la renforcer par des panneaux de bois à l’arrière. Elle est tellement rigide que l’on peut visser directement dedans ».

 

Une excellente collaboration

« Pour ce projet, nous avons travaillé main dans la main avec Gyproc®, qui a été moteur de solutions et très attentif sur le chantier », explique Philippe Debar. Thibaut L’Olivier, qui a l’habitude de collaborer avec le fabricant de plaques de plâtre, partage cet avis : « Nous savons que nous pouvons compter sur le soutien technique et l’information opérationnelle de Gyproc® ainsi que sur le suivi du délégué commercial. Le bureau d’études a validé les différents choix techniques au fur et à mesure du chantier, en fonction de la complexité de celui-ci. »
La réception définitive du pavillon est attendue début novembre 2020 et son ouverture officielle est prévue au printemps 2021.

Localité Namur
Maîtres d'ouvrage Ville de Namur & KIKK
Architecte du premier projet Patrick Genard & Asociados
Entrepreneur général AM BESIX-Cobelba
Parachèvement Isotrim SA

 


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